Fire Punch T.5

Hellow there les loulous !

Comment allez-vous en ce Mardi ? Pour certain(e)s, les vacances se terminent, et d’autres ont quant à eux fait leur valises pour profiter d’un repos bien mérité. En tout cas, la vague de froid extrême étant passée, j’ai un peu plus l’envie d’écrire un petit quelque chose sur le blog. Et ça tombe plutôt bien qu’on parle de froid, car on va retourner côtoyer un univers glacial et presque dépourvu de vie : il s’agit du 5ème tome de Fire Punch, et je remercie grandement Anita et Kazé de me permettre d’en parler avant sa sortie prévue pour demain. Allons-y !

Fire Punch T.5

Date de sortie : 7 Mars 2018

Prix : 7,99€

Chronique des volumes précédents :

Fire Punch T.3   Fire Punch T.4

Synopsis :

« Je suis un homme piégé dans un corps de femme ! » Secoué par la confession de Togata, Agni est d’autant plus déterminé à supprimer l’homme à l’origine de tous ses malheurs : Doma.

De son côté, la prétendue « Sorcière de Glace » s’apprête à détruire le monde tel qu’il est, pour le faire renaître sous une autre forme…


Avis sur Fire Punch T.5 :

Le dernier chapitre du tome 4 était rempli de révélations. Certaines étaient certes plus surprenantes que d’autres, mais on a pu beaucoup en apprendre sur la « Sorcière de Glace » et ses intentions. Comment Fujimoto-sensei va-t-il rebondir pour garder le lectorat en haleine ?

 

Résumé :

La révélation que Batte-Man fait à Agni à l’égard de Togata met de l’huile sur le feu : derrière son physique de jeune femme se cacherait un homme, qui se sert des motivations du garçon pour parvenir à ses fins. Consternée par cette remarque, Togata décide de faire marche seule, quitte à laisser Agni se débrouiller avec « ses fidèles ». Ce dernier se sentant perdu sans elle, il va s’acharner à la faire revenir, même si la discussion s’envenime.
Néanmoins, Agni et Togata parviennent à s’accorder pour poursuivre le film sur celui que les gens appellent « Fire Punch », et pour pouvoir tourner la page sur son passé, le jeune homme décide de rencontrer à nouveau Doma, et savoir s’il doit réellement l’éliminer pour assouvir sa vengeance.

Agni & Doma

 

Scénario et personnages :

Comme je l’ai dit plus haut, le tome 4 nous a permis d’en savoir plus sur le personnage de celle qui est (ou se fait passer) pour la « Sorcière de Glace« , ainsi que ses motivations pour le moins inattendues et loufoques. Cette fois-ci, on se concentre à nouveau sur Togata, mais on est amenés à approfondir la relation qu’elle entretient avec Agni. Ce sujet, qui représente l’intégralité du premier chapitre de ce tome 5, n’est pas qu’une simple conversation entre ces deux protagonistes. La révélation qu’a faite Batte-Man sur Togata permet d’animer véritablement la discussion entre l’homme de flammes et la fan de cinéma. Malgré l’intelligence limitée d’Agni due à son jeune âge, les deux débattent sur un sujet sérieux : l’image qu’ont les autres sur notre propre personne. Est-elle simplement régie sur le physique, qui est la première chose que les gens voient de nous, ou réfléchissent-ils, ne serait-ce qu’un peu, à la personnalité qui sommeille en nous ? C’est une conversation fort intéressante qui se présente alors ici, car nous n’avons pas l’impression de tourner en rond malgré le fait qu’Agni est encore un jeune homme qui n’a reçu (presque) aucune éducation.
L’éducation est d’ailleurs un thème qui est également abordé de façon sérieuse dans ce volume, et sur plusieurs aspects : que ce soit celle que nous donnons à nos enfants pour qu’ils apprennent à vivre d’eux-même plus tard, ou celle que l’on donne à un adulte pour lui donner une directive sur le plan politique ou militaire, l’absence de cette dernière condamne-t-elle l’humanité ? Comme on peut le voir ici, ce tome fait beaucoup réfléchir, et puisqu’il en est le sujet, Agni gagne encore en maturité, renforçant alors à nouveau notre attachement envers le personnage.

Je vais de ce pas répondre à ma question posée en introduction : Fujimoto-sensei ne s’arrête pas à ce questionnement philosophique pour porter le lecteur plus loin. Autant la fin du tome 4 donnait la direction que prendrait la série avec le plan d’action de la « Sorcière de Glace », autant la seconde partie du volume 5 accélère considérablement l’histoire. C’est assez difficile d’en parler sans spoiler, mais on découvre alors une autre facette d’Agni qui remettra en cause sa position actuelle sur Terre et sur la communauté qui le vénère. La tournure que prend le manga est d’ailleurs choquante sur bien des plans, et lorsque j’ai refermé ce tome, j’étais subjugué par ce que je venais de lire. Je n’étais pas perdu parce que ça partait dans tous les sens, mais plutôt parce que malgré la surprise qu’a provoqué en moi ce 5ème volume, cela restait cohérent. L’auteur monte encore d’un cran et c’est avec frustration que j’attends déjà le 6ème tome. En revanche, par les thèmes qu’aborde cet opus, ne vous attendez pas à l’action à laquelle nous avons été témoins dans les volumes précédents, car la réflexion va primer.

C’est à nouveau une véritable claque scénaristique qui nous est présentée ici. La vengeance, l’éducation, l’endoctrinement ou encore la compréhension ne sont que de maigres exemples de sujets qui sont abordés dans ce tome 5 de Fire Punch. Les décisions et le raisonnement d’Agni surprennent et la direction que prend l’histoire est surprenante, nous laissant alors une étrange sensation lorsque nous arrivons à la dernière page.

 

Dessins et illustrations :

Comme je l’ai souligné un peu plus haut, on ne parlera pas de l’action de ce tome, simplement parce qu’il n’y en a (presque) pas. Ce volume fait beaucoup réfléchir et Fujimoto-sensei va alors se concentrer sur les gestures et les expressions de ses personnages. De ce côté-là, rien de surprenant, mais rien de choquant non plus, la mise en scène est bonne.

En revanche, il y a une scène en particulier qui ressort. C’est frustrant de ne pas pouvoir en parler sans spoiler la suite des événements, alors je n’en sortirai que le nécessaire. Après la discussion qu’a entretenu Agni avec Doma, on fait face à une trentaine de pages sans aucun dialogue, car tout sera basé sur une prise de décision du jeune homme. Ce passage est d’ailleurs le pilier de ce tome, surtout que l’auteur le fait comprendre par la manière dont il a disposé les cases sur les pages. Le procédé avait déjà été utilisé dans le tome précédent, cependant le résultat diffère totalement, car si cela avait un effet plutôt comique dans le volume 4, c’est la prise de conscience d’Agni qui est mise en avant ici, nous faisant alors comprendre que le jeune homme va alors tourner la page sur son passé, de façon inattendue (je n’en montre ici qu’une infime partie, la suite en dirait trop).

Narration

 

Edition :

Ca parle beaucoup dans ce tome, et Kazé a très bien traité le sujet. Le côté philosophique de ce tome est préservé et on n’a aucun mal à comprendre la position des différents individus en cause. Quant à la facture et l’impression du volume, il est aussi bien réalisé que les précédents.


Je reste sans voix devant ce 5ème volume de Fire Punch, licence qui ne cesse de m’étonner car le jonglage entre les nombreux thèmes est maîtrisé. Bien que cela bouge très peu, la réflexion sur la nature humaine est de mise, et l’évolution du scénario (ainsi que celle d’Agni) surprend davantage. La fin de ce tome est à nouveau très marquante, à se demander comment l’auteur parvient à continuer de nous prendre de court.

C’est ainsi que je conclus mon avis sur ce tome 5 de Fire Punch, et j’espère que j’ai pu le décrire correctement. Cette série parle de beaucoup de choses, et il m’est difficile d’en dire suffisamment sans gâcher pour autant la surprise de la lecture. Il reste 3 volumes à découvrir, alors croisons les doigts pour que cette licence surprenne jusqu’au bout !
Sur ce, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel avis sur le blog. D’ici-là, portez-vous bien les loulous !

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Monster Musume T.3

Hellow there !

J’espère que vous vous portez bien chers lectrices et lecteurs. Comme convenu, on se retrouve cette semaine pour un nouvel article, et bien que j’ai d’autres chroniques qui sont en cours d’écriture, je n’ai pas pu m’empêcher de faire un petit caprice sur ce Seinen coup de cœur et détente. Romance, gags et Monster Girls : on retourne faire un tour du côté de Monster Musume et son tome 3 les loulous !

Monster Musume T.3

Date de sortie : 23 Février 2018

Prix : 7,99€

Chronique des volumes précédents :

Monster Musume T.1   Monster Musume T.2

Synopsis :

Le quotidien de Kimihito et de ses charmantes colocataires est chamboulé par l’arrivée d’une nouvelle locataire : Mero ! Elle appartient au peuple des sirènes, ce qui est loin de plaire à Miia qui la voit comme une concurrente sérieuse pour le mariage.


Avis sur Monster Musume T.3 :

Mon retour sur les 2 premiers tomes était très bon, notamment par le fait que l’on s’amuse beaucoup à lire cette série sans voir le temps passer, sans compter l’originalité de l’oeuvre et l’audace de l’auteur. Peut-on continuer à appuyer ces points dans le volume 3 dont nous allons parler aujourd’hui ?

 

Résumé :

Après moult mésaventures en ville, Kimihito et ses locataires rentrent chez eux avec une nouvelle de taille : après l’arrivée de parmi eux, c’est au tour de Mero, une séduisante sirène, de faire son entrée dans la famille Kurusu. Cette dernière se retrouve entravée lorsqu’elle n’est pas en milieu aquatique, ce qui l’oblige à se déplacer en fauteuil roulant lorsqu’elle se trouve sur la terre ferme. En raisons de plusieurs « malencontreux » problèmes, Kimihito se voit contraint d’accompagner le temps d’une journée la jeune Mero, ce qui ne manque pas à énerver grandement Miia, qui ne voit en elle qu’une rivale supplémentaire pour son mariage avec son hôte. C’est en voulant reprendre le dessus dans sa relation avec le jeune homme qu’elle découvre les véritables intentions de la sirène.

Pendant ce temps, les Lois d’Echanges Culturels Interespèces n’empêchent pas certaines races de semer la pagaille en ville. Dans ces cas où les Terriens ne peuvent intervenir directement, les forces de l’ordre ont recours à une toute nouvelle unité d’intervention composée de semi-humains : le M.O.N. !

M.O.N.

 

Scénario et personnages :

Autant le tome 2 annonçait la direction que prendrait le manga (à savoir le possible mariage entre Kimihito et l’une de ses colocataires semi-humaines), autant le volume 3 nous entraîne dans une profusion de nouveaux personnages. L’un d’entre eux avait d’ailleurs était brièvement présenté dans les dernières pages du tome précédent, et c’est sans plus attendre que nous allons en parler.

 

Mero

Notre nouvelle locataire est une représentante du peuple des Sirènes : Mero. Par sa condition de créature (sous) marine, elle n’est réellement à ses aises que dans l’eau, ce qui engendra à nouveau des travaux dans la demeure de Kimihito. Mero, en plus d’être une femme séduisante (évidemment), fait preuve d’une courtoisie et d’un savoir-vivre exemplaire. De ce fait, cela change radicalement des autres Monster Girls qui ne manquent pas une occasion pour semer la pagaille ou causer accidentellement du tort à leur hôte. Concernant notre Sirène, on ne s’en tiendra heureusement pas là car elle dispose d’un grain de folie pour le moins particulier, qui s’accorde d’ailleurs très bien avec son attitude et sa personnalité.

On serait probablement restés sur notre faim si on devait « se contenter » de l’arrivée de Mero dans ce tome de Monster Musume, mais il ne fallut pas longtemps pour que Okayado-sensei propose beaucoup plus en très peu de temps, avec l’introduction de la très extravagante brigade anti-terroriste composée de semi-humains : le M.O.N. Leur présentation, s’étendant sur un chapitre complet, nous permet une entrée en matière très bien représentée et poussée à l’extrême. Parmi les 4 principaux membres du M.O.N., nous ferons la connaissance de Doppel la Doppelgänger, Manako la Cyclope, Tio l’Ogresse et Zombina la Zombie. Cette compagnie haut-en-couleur dispose de membres bien particuliers et l’auteur leur a attribué des rôles qui se trouvent être à la fois logiques et originaux : par exemple, Manako la Cyclope se sert de son unique œil pour tirer le meilleur de ses capacités de sniper, ou alors Tio l’Ogresse qui est une véritable force de la nature par sa taille et ses capacités physiques hors-norme.
La scène est brève et osée, mais intense, saupoudrée d’érotisme et accompagnée d’une touche d’humour ; en bref, elle correspond en tous points à ce que le titre nous propose jusqu’à maintenant.

Suite à la présentation du M.O.N., on retourne immédiatement dans notre quotidien en compagnie de Kimihito et de ses pensionnaires. Le déjà-vu pointe par moments le bout de son nez, mais l’humour fait toujours mouche si on a apprécié les premiers tomes. De plus, il se pourrait bien qu’un autre personnage majeur fasse son apparition dès le volume 4, ce qui ne manquera pas de titiller la curiosité de chacun.

Une fois de plus, on s’amuse bien pendant notre lecture de Monster Musume. On s’attache aisément aux nouveaux personnages présentés et il est facile d’apprécier les rôles qui leurs sont attribués. Même si certains gags resurgissent, le plaisir est toujours là, en espérant que cela ne soit pas trop fréquent par la suite.

 

Dessins et illustrations :

Une fois de plus, on ne se lasse pas de l’esthétique des Monster Girls qu’Okayado-sensei peaufine pour le bonheur de nos pupilles. Aucune d’entre elles n’a à envier une autre, et cela vaut également pour Mero la Sirène. On se retrouve à nouveau devant un personnage disposant d’un charme indéniable, et ce, dés les premières pages (qui sont en couleur, permettant d’en profiter davantage). Certes, je rabâche souvent la même chose, mais ne pas souligner un tel travail ne serait point convenu.

Intro

 

Edition :

Très impliqué dans son travail d’édition, Ototo propose à nouveau un tome de qualité en terme de traduction et d’impression. De plus, le caractère de chacun des protagonistes est facile à cerner, même pour les nouvelles arrivantes. Que ce soit Mero ou les membres du M.O.N., on prend un malin plaisir à suivre leurs aventures.


Difficile de rester de marbre devant ce 3ème tome de Monster Musume. Malgré la routine de certaines scènes, on dévore inlassablement les nombreuses pages, sans compter l’apparition d’une sacrée poignée de personnages tous aussi intrigants et captivants. Les dessins sont à la hauteur des tomes précédents, et c’est à se demander où s’arrêteront le talent et l’imagination de Okayado-sensei. A quoi nous prépare-t-il ?

Voilà ce que j’avais à vous dire sur ce volume 3 de Monster Musume les loulous, j’espère que cela vous a plu. J’ai énormément de sujets à publier dans les prochaines semaines, alors j’espère reprendre prochainement un rythme correct (même si le retard devient une mauvaise habitude…).
Sur ce, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel article sur une suite Seinen très attendue. D’ici-là, portez-vous bien !

The Promised Neverland T.1

Hellow there !

Long time no see mes loulous ! J’espère que vous vous portez bien aujourd’hui. Cela fait maintenant deux mois que nous nous sommes pas vus, et avant tout chose, je m’excuse de ne pas avoir donné tant de nouvelles que ça dans ce laps de temps relativement long. De mon côté, j’ai eu beaucoup d’imprévus et de choses à faire, et maintenant que ça s’arrange petit à petit, je vais essayer de reprendre un rythme constant quant à l’écriture des articles. On ne sera pas à la cadence des 3-4 articles par semaine à laquelle je vous ai habitué, mais ce sera déjà une bonne chose pour repartir ensemble du bon pied.

Pour lancer l’année 2018 du blog, je ne savais pas trop quoi vous proposer. J’ai déjà beaucoup d’articles en cours d’écriture, mais pas de titre qui sort significativement du lot. C’était sans compter sur la réception de la semaine dernière de la part de Kazé et d’Anita que je ne remercierai jamais assez pour ce très beau cadeau. Ce présent, je vais également vous en faire profiter car nous allons parler de LA sortie 2018 dans le catalogue de Kazé (mais également tous manga confondus de cette année) : The Promised Neverland !

The Promised Neverland (Yakusoku no Neverland約束のネバーランド) est un manga de type Shonen qui nous est proposé par Kaiu Shirai (scénario) et Posuka Demizu (dessins). Le 1er tome de cette série est sorti au Japon le 2 Décembre 2016 et est édité par Shueisha. Quant à l’édition française, elle est assurée par Kazé et le volume 1 sortira le 25 Avril 2018. La série est actuellement en cours et comporte 7 tomes. Il est temps de s’y plonger les amis !

The Promised Neverland T.1


Informations relatives à The Promised Neverland :

Scénario : Kaiu Shirai

Dessins : Posuka Demizu

Catégorie : Shonen

Genres : Thriller, Fantastique, Suspens, Horreur

Éditeur au Japon / en France : Shueisha / Kazé

Nombre de tomes : 7

Série terminée : Non

Prix : 6,79€

Synopsis :

Emma, Norman et Ray coulent des jours heureux à l’orphelinat Grace Field House. Entourés de leurs petits frères et sœurs, ils s’épanouissent sous l’attention pleine de tendresse de « Maman », qu’ils considèrent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l’abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s’échapper, c’est une question de vie ou de mort !


Avis sur The Promised Neverland T.1 :

Je suis vraiment content de pouvoir vous parler de ce manga, j’en ai entendu beaucoup de bien. Malgré cela, je ne le connaissais que de nom jusqu’à maintenant. Du coup, je ne comprenais pas vraiment la joie de nombreux lecteurs lorsque Kazé annonça les droits d’édition pour les pays francophones. Je suppose que l’acquisition du Service Presse dédié à ce manga me permettra d’avoir les idées plus claires à ce sujet.

 

Unboxing :

Avant d’entamer ma critique du manga, je tenais à aborder le superbe travail réalisé par Kazé sur le coffret du Service Presse. J’avais eu des échos sur celui de Perfect Blue l’année dernière lorsque certains de mes compagnons ont eu la chance de l’avoir, mais lorsque j’ai reçu The Promised Neverland, je comprends tout à fait leur ressenti à la réception du colis.

Unboxing

On se retrouve tout d’abord confrontés à la boîte en forme de maison, disposant d’une ouverture à double-battant sur le devant. Très bien illustré, l’extérieur du coffret n’est qu’un avant-goût. L’intérieur est tout aussi beau, et surtout, bien garni.

En plus de l’exemplaire provisoire du 1er tome de The Promised Neverland, Kazé nous propose également un très beau dépliant, un petit puzzle, une planche de stickers ainsi qu’un tee-shirt, le tout à l’effigie de la série.

On se retrouve alors en présence d’un coffret extrêmement soigné, en plus de proposer un visuel très agréable, que le tout soit rangé dans la boîte, ou disposé séparément sur une étagère. Je ne peux qu’être satisfait de ce cadeau que m’a fait Kazé, je les remercie donc une nouvelle fois !

 

Résumé :

Grace Field House

Grace Field House est l’orphelinat où débute notre histoire. Emma est l’une des pensionnaires de cet établissement, et en plus de très bien s’entendre avec ses « frères et sœurs », elle montre beaucoup de respect et d’affection pour la gérante de Grace Field House, qu’Emma et les autres appellent « Maman« . Emma fait partie des 38 enfants occupant la résidence, et fait office de grande sœur sur qui les plus jeunes peuvent compter. Ray et Norman sont, tout comme Emma, âgés de 11 ans, et constituent un trio très complice.

Conny, une jeune fille de 6 ans, va quitter l’orphelinat pour rejoindre sa nouvelle famille. Triste de quitter ses camarades, elle leur adresse ses dernières salutations, avant de quitter l’établissement en compagnie de Maman. Plutôt tête en l’air, Conny est partie en oubliant sa peluche, mais Emma et Norman décident de la lui rapporter, bien qu’il leur a été sommé de rester dans l’orphelinat en l’absence de la gérante. A l’entrée du domaine, ils voient de la lumière et un chariot. Pensant que Conny partirait à bord de ce dernier, ils décidèrent de laisser la peluche à l’intérieur, mais la découverte qu’ils y font va leur faire ouvrir les yeux…

 

Scénario et personnages :

Comme dit plus haut, c’est en toute neutralité que j’ai lu ce 1er tome. Loin de l’engouement de la communauté lors de l’annonce de l’édition de ce titre par Kazé, je partais sur la lecture d’un tome 1 lambda. Mais ça, c’était avant de savoir dans quoi je m’engageais.

Pour ne pas me perdre dans mes explications futures, j’attaque par le point fort de ce manga : The Promised Neverland dispose d’une histoire très bien ficelée. Il s’agit d’un Thriller, et par définition, poussera à la réflexion et la logique par son intrigue. Au début, nous partons de rien (ou presque), à savoir un orphelinat, avec comme pensionnaires de nombreux bambins mignons et innocents, avec une adulte à l’écoute de ces derniers en guise de gardienne. Ces enfants, en attendant de trouver une famille qui les acceptera en leur sein, prennent soin les uns des autres et nouent de solides liens. L’établissement garantit même aux enfants qu’à partir d’un certain âge, ils quitteront forcément l’enceinte de cet institut pour débuter leur véritable vie.
C’est à partir de là que l’histoire prend alors tout son intérêt. Dés le début, des questions se posent, notamment sur certaines habitudes des enfants dans leur quotidien qui diffèrent de ce que nous connaissons, ainsi de ce que sont devenus celles et ceux qui ont quitté l’orphelinat avant eux. De fil en aiguille, on trouve les réponses en même temps que les orphelins, mais on se retrouve alors confrontés à d’autres problèmes, et ainsi de suite. Le plus fort, c’est l’absence d’incohérences ou d’ennui lorsqu’on tourne les pages. On se retrouve totalement aspirés dans ce manga à l’atmosphère particulière.

Parce que oui, The Promised Neverland possède une grande part de mystère et happe sans difficulté le lecteur dans son intrigue. Je ne suis pas un connaisseur quand cela touche aux Thriller (et ce, sur tous les supports), mais comme je le disais juste avant, l’atmosphère qui nous est présentée ici est singulière. En plus de l’envie mordante de résoudre d’un coup les mystères de cet univers fabuleux, on se met facilement à la place de nos héros principaux (à savoir les orphelins), qui à travers leurs actes et paroles, touchent facilement à notre corde sensible.

Les personnages sont un autre atout de cette licence. En effet, accorder le premier rôle à de (très ?) jeunes enfants est osé, mais cela s’accorde étonnamment bien avec le mélange d’émotions et de sensations qu’ont voulu proposer les auteurs.
Nous suivrons principalement, parmi la trentaine de pensionnaires de Grace Field House, un trio d’orphelins de 11 ans : Emma, Norman et Ray. Malgré leur jeune âge, ces 3 personnages dégageront une aura et un charisme qui en satisferont plus d’un. De plus, ces derniers se démarqueront aisément, car non seulement ils possèdent un style et une personnalité uniques, mais ils disposeront également de capacités qui leurs sont propres, ce qui nous rappellera qu’on se trouve dans un Shonen malgré les genres et thèmes présentés dans ce titre.

A l'orphelinat

La difficulté que je rencontre avec ce type de manga, c’est de discuter de l’univers sans trop en dévoiler ; il est en effet très facile de spoiler sans qu’on s’en rende compte. Ce que je peux en tout cas vous dire, c’est que les auteurs nous promettent de belles choses avec ce 1er tome, en instaurant de solides bases. Assez tôt dans ce volume, une touche de surnaturel fait surface et des révélations fort surprenantes ont lieu, repoussant très vite les limites de ce titre déjà fort étirées.

Bien que la direction de l’intrigue soit annoncée, on ne sait pour autant comment The Promised Neverland va nous emmener à son dénouement. Ce qui est sûr, c’est que cela sera accompagné de nombreux rebondissements et palpitations. Le mignon et l’horreur, d’habitude si difficilement joignables, semblent être en harmonie.

 

Dessins et illustrations :

A défaut de plaire à la majorité, le style choisi pour les dessins correspond à l’ambiance du manga. Tantôt lumineux, tantôt sombres, les tracés reflètent très bien l’atmosphère qui jongle entre la chaleur des sentiments et la terrible réalité à laquelle les enfants de l’orphelinat doivent faire face. On reste difficilement de marbre devant certaines scènes par l’atrocité dont elles font preuve, ajoutant une plus-value à un manga déjà très bon.

 

Edition :

Le tome 1 que j’ai reçu a beau être une édition provisoire, le travail présenté actuellement par Kazé est prometteur. La traduction est déjà très propre, et la facture du tome est dans les normes de ce que propose l’éditeur jusqu’à présent, ne présageant alors que du bon pour la sortie définitive du 1er volume de la série en Avril prochain.


J’ai passé un excellent moment à découvrir The Promised Neverland à travers ses 7 premiers chapitres. Le manga jongle avec nombre de nos émotions tout en proposant un scénario original et prenant. Ce titre tient ses promesses en tant que Thriller, et c’est avec impatience que j’attends la version définitive du tome 1 ainsi que la suite des aventures des enfants de Grace Field House.

C’est ainsi que je clos mon aperçu sur le tome 1 de The Promised Neverland, j’espère que vous y aurez trouvé votre compte les loulous. Je suis content d’avoir réussi à vous en parler sans en dire trop à son sujet, étant donné que si vous ne connaissiez pas ce manga dans sa version originale, vous êtes au même point que moi avant que je n’ouvre l’ouvrage aujourd’hui. En tout cas, je vous le conseille vivement dés qu’il sortira, ne serait-ce que pour vous faire un avis définitif en lisant le tome 1 à votre tour.
Sur ce, comme j’ai pu le souligner au début de l’article, on va essayer de reprendre petit à petit un bon rythme de publication, alors je vous donne rendez-vous Mercredi prochain pour la prochaine chronique sur le blog. D’ici-là, portez-vous bien !

Cette Licence Qui… Est complètement folle

Hellow there !

Comment allez-vous en ce Vendredi chers lectrices et lecteurs ? C’est le Week-End, mais pas n’importe lequel, car Noël est à nos portes ! Alors que diriez-vous d’une chronique qui…  n’a absolument aucun rapport avec Noël ?

Aujourd’hui, c’est notre traditionnel Hors-Série de la semaine, et il s’agit d’un nouveau numéro de Cette Licence Qui… Cette fois, on va aborder un thème qui réussit particulièrement au Japon : le What The F*ck ! Que ce soit en manga ou en anime, le pays du Soleil Levant fait toujours preuve d’imagination pour nous proposer des univers complètement décalés.
Comme d’habitude, je vais vous parler des 5 licences qui m’ont le plus marqué sur l’axe en question. J’avais la tête pleine d’idées lorsque j’ai planché sur ce numéro, car j’adore ce genre de lecture/visionnage qui ne demande aucune réflexion (ou presque) pour être apprécié. En revanche, j’ai essayé de faire dans la diversité. Le What The F*ck s’étend sur beaucoup de genres, alors même si certains ressortent beaucoup plus que d’autres, j’ai trouvé plus intéressant de taper dans plusieurs domaines. Allez, c’est parti pour un petit Top 5 !


Dead Tube (Delcourt-Tonkam) :

DEAD TUBE 01 - JAQUETTE_C1C4.indd   DeadTube T.6

Deadtube. Les jeunes gens n’ont plus que ce nom de site de partage de vidéos à la bouche. En fonction du nombre de vues, il peut rendre n’importe qui incroyablement riche. Mais seuls les vidéos les plus trash, les plus humiliantes ou dangereuses intéressent les gens. Accepter d’y participer, c’est prendre le risque de finir dernier et d’endosser tous les crimes réalisés par les autres prétendants. C’est à ce jeu morbide que vont jouer Mai et Tomohiro…

On va frapper fort pour le premier exemple du Top : Dead Tube. Souvent, le WTF fait rire, ici c’est plutôt de l’inquiétude qui en ressort (dans le « bon » sens du terme). Pour décrire ce manga, le mot le plus approprié serait  »malsain », et je trouve pourtant que ce mot est trop gentil pour le définir. Mikoto Yamaguchi est reconnu pour coucher sur papier ses idées les plus sombres et dérangeantes, et Dead Tube reflète très bien son talent. Que ce soit la violence, le sexe ou simplement le gore, on retrouve la tare de l’auteur, surtout que le dessinateur du manga, Tôta Kitakawa, a un sacré coup de crayon quand il s’agit de retranscrire l’atmosphère lourde et malsaine de cette licence. Je dis juste « oui » !


Kill la Kill (All the Anime / Kana) :

Kill la Kill T.1   Kill la Kill T.2   Kill la Kill T.3

Satsuki Kiryuin n’est pas seulement la déléguée en chef des élèves, elle règne littéralement sur tout le lycée situé dans la baie de Tokyo dans un Japon post-apocalyptique, ne se séparant jamais de son katana. Mais une nouvelle élève, Ryuko Matoi, possédant une moitié de Scissor Blade, va se mettre en travers de son chemin pour retrouver l’assassin de son père.

J’ai hésité à mettre cette licence, mais finalement je vais en parler brièvement. Ce qui m’a fait mettre Kill la Kill dans cet article, c’est son côté parodique. Bien que l’univers ne soit pas exubérant, ses personnages ainsi que la façon dont est tourné le scénario sont quelque peu tirés par les cheveux. La tenue de combat de Ryuko (l’héroïne) est également un très bon exemple, ou encore le personnage de Mako ainsi que sa famille qui sortent complètement des clous par leur grain de folie extrêmement prononcé, nous arrachent sans vergogne un sourire à chaque épisode.


Kono Subarashii Sekai Ni Shukufuku Wo ! / Konosuba :

Après une mort prématurée et embarrassante, Kazuma Satō, un adolescent japonais hikikomori, rencontre une déesse nommée Aqua, qui propose de le réincarner dans un monde parallèle avec des éléments MMORPG, où il peut se lancer sur des aventures et des combats contre des monstres. Malgré l’offre d’avoir un objet divin ou une capacité à utiliser dans ce nouveau monde, Kazuma, à la suite d’une provocation, choisit Aqua elle-même pour l’accompagner à la ville d’Axel. Avec Aqua incapable de revenir dans l’au-delà jusqu’à ce que le Roi-Démon soit battu, les deux forment une équipe et recrutent deux autres membres; une magicienne obsédée par la magie explosive, Megumin, et une croisée masochiste, Darkness. En raison des capacités de l’équipe à problèmes, Kazuma renonce rapidement à l’idée de vaincre le roi du diable et tente de vivre un style de vie luxueux, seulement les circonstances de son quotidien le forcent, lui et son équipe, à rencontrer et combattre les généraux du Roi-Démon.

Pour continuer dans les parodies, Kono Subarashii Sekai Ni Shukufuku Wo ! (ou  tout simplement Konosuba) reprend les codes du MMO et du genre Isekai. Si vous en aviez assez des héros qui ne cherchent qu’à accumuler l’expérience et les compétences pour devenir LE champion adulé par le peuple, vous avez sonné à la bonne porte. Kazuma est le genre de personnage principal sans aucune réussite ni classe, auquel on s’attachera malgré ses nombreuses mésaventures qui refléteront son passé de  »looser ». Car plusieurs protagonistes déjantés valent mieux qu’un, il sera accompagné de la déesse Aqua, de la magicienne Megumin et du paladin Darkness ; chacune d’elles ayant une (ou plusieurs) particularités les rendant relativement peu viables pour les aventures en groupe, Kazuma tentera tant bien que mal de les emmener avec lui pour trouver gloire et richesse, même si le ridicule risque bien souvent de les tuer…


Monster Musume No Iru Nichijô (Ototo / Crunchyroll) :

Monster Musume T.1 Monster Musume T.13 (jp) Monster Musume (anime)

De nos jours, humains et créatures mythiques tentent de cohabiter par le biais de familles d’accueil. A cause d’une erreur administrative, Kimihito Kurusu voit son quotidien bouleversé par l’arrivée de trois Monster Girls : Miia, Papi et Centorea ! Kimihito survivra-t-il à sa nouvelle vie ?

Je pourrais bavasser longtemps sur Monster Musume, mais je pense en avoir déjà dit énormément dans ma chronique sur le tome 1 et le tome 2. Cette série, aussi bien manga que anime, a largement sa place dans cette sélection, car ce ne sont pas les idées qui manquent : les personnages (autant par leur caractère que leur appartenance mythologique), l’érotisme, l’humour, les thèmes… En bref, Monster Musume est typiquement japonais, par l’imagination dont a fait preuve l’auteur Okayado-sensei.


Prison School (Soleil / Crunchyroll) :

Un ancien lycée pour filles, connu comme étant l’un des meilleurs et des plus stricts, accueille des garçons pour la première fois de son histoire. Cependant, ils ne sont que cinq à se retrouver entourés de centaines de filles ! Leur joie est pourtant de courte durée : un conseil des élèves clandestin et impitoyable les tient à l’œil. Au moindre écart de conduite, les voilà envoyés dans une prison cachée dans les sous-sols de l’école, où ils vont subir, de la part de leurs charmantes geôlières, sévices et humiliations…

Je termine ma petite sélection avec Prison School, un Seinen qui ne manque pas d’audace. « Audace » est d’ailleurs un bien faible mot pour décrire cette oeuvre tellement elle est caricaturale et osée. Evidemment, dans ce genre de licence, les personnages font tout, et que ce soit du côté des héros masculins ou du trio féminin qui sera beaucoup en avant, on est servis : érotisme (très) prononcé, humiliations gratuites, personnalités absurdes mais efficaces… Que ce soit le manga ou l’anime (mais surtout le manga), on ne peut qu’être partagé, car on peut bien aimer ce qui est raconté ici, l’humour est si inavouable qu’il est difficile d’en parler avec son entourage. Un conseil bien avisé : ne le mettez pas entre n’importe quelles mains.


Voilà ma petite sélection pour ce 4ème numéro de Cette Licence Qui…, qu’en avez-vous pensé ? Il y avait vraiment l’embarras du choix, et c’était assez difficile d’en faire une sélection de 5 titres (j’aurais très bien pu parler de Ladyboy vs Yakuza et de Gintama par exemple), d’où ma volonté de varier au mieux. Et vous, quelle est votre licence WTF préférée ?
Entre les fêtes et le travail, il m’est difficile d’écrire en ce moment, c’est pourquoi je ne peux vous proposer que très peu de chroniques ces prochaines semaines (y compris celle-ci). J’essaierai de vous proposer un petit quelque chose la semaine prochaine ainsi que la suivante, avant de revenir en forme à la rentrée. Sur ce, je vous souhaite un joyeux Noël, tout en espérant que vous en profiterez le plus possible. Portez-vous bien !

Père Fouettard Corporation T.1

Hellow there les loulous !

J’espère que vous vous portez bien en ce Lundi. Pour beaucoup, c’est les vacances, et Noël n’est plus qu’à une petite semaine ! De ce fait, je vous souhaite bon courage pour vos préparatifs et surtout de profiter des fêtes pour vous amuser et vous reposer !

Aujourd’hui, pour rester dans le thème, on va parler d’une nouveauté manga qui tombe à pic. On parle beaucoup du Père Noël, mais sans doute pas assez de l’homme vêtu de noir qui se charge des enfants pas sages : il s’agit de Père Fouettard Corporation !

Père Fouettard Corporation (Black Night Paradeブラックナイトパレード) est un manga de type Seinen imaginé par la mangaka Hikaru Nakamura (Les Vacances de Jésus et Bouddha). L’oeuvre comporte actuellement un seul tome, et est édité par Shueisha au Japon, tandis que Kurokawa est en charge de la publication francophone. Et vous, avez-vous été sage cette année ?

Père Fouettard Corporation T.1


Informations relatives à Père Fouettard Corporation :

Scénariste : Hikaru Nakamura

Dessinatrice : Hikaru Nakamura

Catégorie : Seinen

Genres : Fantastique, Comédie, Tranche de Vie

Éditeur au Japon / en France : Shueisha / Kurokawa

Nombre de tomes : 1

Série terminée : Non

Prix : 7,65€

Synopsis :

Au Japon, c’est la crise. Pas facile d’avoir un boulot quand on n’a pas de diplôme. Miharu Hino, 22 ans et abonné aux CDD pourris, en sait quelque chose. Et le Père Fouettard, vous connaissez ? Celui qui se balade à Noël avec un fouet et un grand sac pour y plonger les vauriens. Miharu s’apprête à le rencontrer.

Bien loin d’être un affreux moutard, notre héros se retrouve malgré lui au fond du sac du Père Fouettard, en route pour le pôle Nord ! Il y découvre le véritable visage de Noël, plus proche d’une multinationale peu scrupuleuse que d’un atelier coquet.

La petite entreprise du Père Fouettard ne connait pas la crise.


Avis sur Père Fouettard Corporation T.1 :

Etant la seule nouvelle licence dans nos contrées ce mois-ci, j’étais très curieux de savoir ce que renfermait ce manga, surtout qu’il tombe à point nommé car il a Noël pour thématique.

Résumé :

A Noël, il y a deux types d’enfants : les gentils, et les moins sages. Quand les premiers reçoivent leurs cadeaux par le Père Noël, les autres se voient attribuer une sanction par le Père Fouettard.

Miharu Hino, 22 ans, ne dispose d’aucun diplôme et galère à trouver un emploi, et doit se contenter de l’accumulation d’une multitude de petits contrats dans une supérette. Depuis quelques temps, il est accompagné au travail par Kaiser. Bien qu’il soit plus jeune que lui, ce dernier vient de décrocher un CDI, et comme si la peine de Miharu ne suffisait pas, il a une petite amie très mignonne. Bien que grondé par son patron pour avoir mis un invendu dans son sac, Miharu n’en tient pas rigueur et embarque ce dernier pour chez lui. De retour à son appartement, Miharu croise le Père Fouettard qui ne tarde pas à l’embarquer dans son atelier, et sa visite risque d’être plus longue que prévue…

CDI

 

Scénario et personnages :

Aaaah, les fêtes de Noël… Ce délicieux moment où le foie gras et les cadeaux règnent en maître, au coin du sapin décoré tous les 12 mois. La magie de ces festivités se retrouve dans beaucoup d’oeuvres, mais on ne voit pas beaucoup de licences qui parlent du  »côté obscur ». En effet, on a tous entendu parlé au moins une fois du Père Fouettard, et ce dernier est représenté de bien des façons en fonction des pays fêtant Noël. Sur ce plan-là, Père Fouettard Corporation est assez instructif et nous enseigne quelques petites choses sur cette fête, notamment au Japon. D’ailleurs, certaines blagues paraîtront totalement  »gratuites », alors qu’elles sont en réalité liées à un fait réel. Par exemple, nous aurons un passage dans lequel la mascotte d’une certaine enseigne de restauration rapide sera mis en lumière en rapprochement d’un certain personnage ; cependant, ce clin d’œil fait référence au Japon et à sa façon de fêter Noël. Cela paraît brouillon dit comme ça, mais j’en parlerai plus longuement sur la chronique du tome 2, histoire de vous laisser la surprise lors de la lecture du volume 1.

Pour continuer sur notre lancée, on peut de nouveau s’attarder sur l’autre face de Noël, à savoir les projets du Père Fouettard. Je ne peux parler en profondeur de cet aspect car cela reviendrait à spoiler en grande partie le contenu de ce tome, néanmoins une chose est sûre : Père Fouettard Corporation est un manga original. Pour une certaine raison, le Père Fouettard se retrouve à tenir les  »rennes » (pardon…) de l’entreprise du Père Noël et la dirige à sa manière. L’envers du décor de Noël fait alors un effet incroyable : vous vous doutez bien que rien ne sera aussi rose que si c’était le barbu vêtu de rouge qui dirigeait l’atelier. En présence du Père Fouettard,  »l’entreprise » du Père Noël prend une toute autre couleur et amène son lot de surprises et d’humour, rendant l’oeuvre très accrocheuse.
Je ne parle d’ailleurs pas d’entreprise par hasard, car c’est également un thème de ce manga : l’aspect commercial de la fête de Noël. En France par exemple, nous connaissons la tendance qu’adoptent les commerçants avec Noël ces dernières années et les changements radicaux effectués par rapport à ce qui se faisait la décennie dernière par exemple. Par moments, Père Fouettard Corporation met le doigt sur certains sujets qui font polémique et font réfléchir. Sur ce point, il remplit très bien son rôle de Seinen.

Espèce de gros coquin

Je n’ai jusque là pas parlé des personnages que nous rencontrions au cours de cette histoire. Notre héros se nomme Miharu Hino, jeune homme de 22 ans qui vit un véritable enfer au quotidien car il doit enchaîner ses petits contrats à la supérette où il travaille pour survivre et payer son loyer. Bien que cela puisse paraître minime, il commet quelques petits délits qui lui attirent les  »faveurs » du Père Fouettard. Au final, Miharu représente bien l’homme qui est la victime de la société et de la précarité de l’emploi qui est un problème d’actualité. Il est d’ailleurs facile de s’identifier à lui en raison de la difficulté à chercher et trouver un emploi dans la société d’aujourd’hui, et on le ressent très bien lorsqu’on l’accompagne.
Nous rencontrerons également le Père Fouettard (accompagné de son sac Fourre-Tout), qui semble prendre plaisir à tenir son rôle, sans pour autant être dépourvu de maturité. Deux personnes, semblables à Miharu, nous accompagneront également dans ce premier tome : Shino et Teppei. Quand on sait qu’on ne peut travailler à l’atelier que lorsqu’on n’a pas été sage, on est curieux de savoir ce qu’ils ont fait pour en arriver là.

Père Fouettard Corporation fait preuve d’originalité et d’humour pour nous proposer un récit sur Noël qui sort des clous. Les personnages et les thématiques sont recherchés, ce qui permet de dévorer sans modération ce premier tome.

 

Dessins et illustrations :

Au tout début de ma lecture, bien que les dessins étaient très beaux et les décors soignés, j’avoue avoir eu du mal avec les personnages de Miharu et de Kaiser (notamment ce dernier). Kaiser a tout simplement la tête… d’un sale type (pour mâcher mes mots), entre ses yeux écarquillés et son sourire presque mesquin. Quant à Miharu, ses expressions faisaient penser à une caricature, surtout avec le trait léger de Nakamura-sensei ; heureusement, notre héros gagne en précision par la suite.

La qualité globale du manga reste certaine, entre les décors et les personnages en général. De plus, j’aime bien le soin apporté au jeu d’ombre de certaines pages.

Intro

 

Edition :

Je ne suis pas déçu par l’édition de Kurokawa en général, et c’est encore le cas aujourd’hui. Dés qu’on a vu la jaquette, on a envie d’ouvrir le manga pour savoir ce qu’il renferme. Le tome est souple, et l’impression est sans bavure. Quant à la traduction, elle est adéquate à l’histoire et aux personnages présentés, nous permettant de très bien imaginer le ton employé par ces derniers et de voir plus clairement leur personnalité.


Père Fouettard Corporation est une excellente surprise pour conclure les nouvelles licences de 2017. L’histoire est originale, les personnages attachants (même le redouté Père Fouettard) et l’atmosphère jongle justement entre l’humour et le sérieux. On prend beaucoup de plaisir à découvrir l’envers du décor de Noël, sans compter que l’intrigue ne se résume pas au cliffhanger en fin de tome, nous invitant alors à profiter de notre lecture jusqu’à la dernière page.

Voilà ce que je peux vous dire sur le premier tome de Père Fouettard Corporation les loulous, en espérant que j’ai pu vous aider à savoir si ce titre est fait pour vous ou non. Etant donné que je ne connais pas encore mon planning pour la semaine prochaine, j’ai préféré vous parler de ce titre maintenant, pour rester dans le thème des fêtes !
Comme expliqué la semaine dernière, il n’y aura pas de chronique Mardi et Mercredi, alors le prochain tome 1 arrivera Lundi prochain. Cependant, le rendez-vous Hors-Série du Vendredi vous attendra tout de même en fin de semaine.  Sur ce, portez-vous bien !

Lecture Commune #5 : Online the Comic T.1

Hellow there !

Comment allez-vous en ce Vendredi mes loulous ? On se retrouve aujourd’hui pour un nouveau numéro de Lecture Commune, où Nekotalife, Xander, Allandryll et moi-même parlons d’un même manga et partageons avec vous notre ressenti sur ce dernier. Le manga du mois sera un Seinen : il s’agit de Online the Comic ! Comme pour les numéros précédents, vous pourrez trouver ci-dessous les avis de mes partenaires sur le titre en question (ajoutés au fur et à mesure en fonction de leur mise en ligne) :

Chronique de Nekotalife

Chronique de Xander

Chronique d’Allandryll

Online the Comic (オンライン The Comic) est un manga de type Seinen scénarisé par Midori Amagaeru et dessiné par Tsukasa Kyoka et comporte actuellement 7 tomes (en cours de parution). Le titre est publié par Shogakukan au Japon, tandis que Delcourt-Tonkam est en charge de l’édition en France.

Online the Comic T.1

 

 


Informations relatives à Online the Comic :

Scénariste : Midori Amagaeru

Dessinateur : Tsukasa Kyoka

Catégorie : Seinen

Genres : Survival, Fantastique

Éditeur au Japon / en France : Shogakukan / Delcourt-Tonkam

Nombre de tomes : 7

Série terminée : Non

Prix : 7,99€

Synopsis :

Nightmare : Le jeu-vidéo en ligne qui vous plonge dans l’horreur ! Perdez, et vous voilà privé de l’usage d’une partie de votre corps… jusqu’à la mort.

Mai Yashiro, 22 ans, est une employée ordinaire qui se voit contrainte de participer à ce jeu. A sa grande surprise, elle découvre dans son entreprise une section secrète dont les membres sont des gamers d’élite, qui tentent de conquérir le jeu. Soutenue par ces derniers, Mai tente elle aussi de percer les mystères d’un cauchemar qui n’a rien de virtuel…


Avis sur Online the Comic T.1 :

A l’heure où j’écris ces lignes, je venais de terminer d’écrire la chronique sur la Lecture Commune du mois prochain. « Pourquoi avoir commencé par celle de Janvier alors que celle de Décembre n’était pas encore bouclée » me direz-vous ? Simplement parce que… je me suis trompé. J’ai écrit celle de Janvier pensant que c’était celle d’aujourd’hui… Vous auriez dû voir ma tête lorsque je m’en suis rendu compte, ça n’avait pas de prix !! Je m’excuse également d’avance pour la qualité des planches, le tome étant plus rigide que d’habitude.

 

Résumé :

A Tokyo, une vague de décès inquiète la police et les médias. Dernièrement, un jeu-vidéo fait des ravages et tue de manière atroce certains de ces joueurs, d’une manière actuellement inexplicable.

Un Dimanche qui aurait pu être comme les autres, Mai Yashiro découvre dans sa boîte aux lettres une console de jeu portable qui s’allume dès qu’elle la prend en main, l’obligeant à se lancer dans le jeu-vidéo Nightmare, celui qui est à l’origine des morts suspectes dans la ville de Tokyo. A l’intérieur de ce dernier, elle fait la connaissance de Asagi Taisuke, une personne que Mai semble avoir rencontrée par le passé, mais dont elle ne se souvient plus. Asagi lui explique brièvement comment survivre, avant de s’éclipser.

Après ce rapide échange, Mai reçoit une demande d’aide d’un autre joueur en péril, et décide de l’aider, bien que cet acte l’oblige d’entrée de jeu à affronter un adversaire bien plus fort qu’elle…

Premier combat

 

Scénario et personnages :

Je ne lis que très rarement des Survival Game, non pas que le genre me déplaît, mais ma principale peur est de voir une histoire, des mécaniques ou un gameplay qui ressemblent à ceux d’une autre licence. Forcément, je n’aurai pas le même œil que mes camarades pour vous parler d’Online the Comic, mais c’est l’avantage de la Lecture Commune après tout ; si comme moi vous n’êtes pas un grand lecteur de Survival, mon avis devrait vous parler !

J’ai été sceptique lors de la lecture du premier chapitre lorsqu’on aperçoit le premier mort du jeu Nightmare : une pièce ensanglantée avec un corps mutilé, et sans en savoir plus nous-même, on nous annonce de but en blanc qu’il s’agit d’une des victimes du jeu-vidéo meurtrier. On pense alors qu’on est tombés sur un Survival sanglant qui pourrait tendre vers l’horreur… Et pour l’avoir lu entièrement, je peux justement affirmer le contraire. A l’opposé d’autres Survival Game ayant des répercussions dans le monde réel, les dommages subis par le corps humain sont simplement nerveux, et se résument donc par une paralysie d’une ou plusieurs parties du corps. On se demande alors pourquoi le mort que l’on découvre au début est charcuté, alors qu’il est affirmé qu’il a été tué par Nightmare…
Pour continuer sur le gameplay, il faut jouer souvent au jeu pour accumuler des points journaliers (Change Point, ou CP), pour atteindre un seuil minimum qui nous empêche de perdre l’usage d’un membre (que l’on peut récupérer par la suite de diverses façons). Le jeu est ensuite partagé en deux : une phase de tour par tour et une autre de style RPG. Il y a de l’idée, mais il faut souligner que ce premier tome est un peu trop chargé : énormément de règles sont à assimiler, bien qu’elles soient simples, ce qui ralentira votre lecture et pourrait la rendre lourde. Heureusement, l’erreur est corrigée par la suite.

On suivra notamment deux personnages dans ce premier tome : notre héroïne Mai, ainsi que Asagi, l’homme qu’elle a rencontré à ses débuts dans le jeu. Du haut de ses 22 années, Mai est une jeune femme relativement mature qui a tendance à aider son prochain de façon naturelle. Quant à Asagi, il semble avoir de l’expérience dans Nightmare et servira de « mentor » à Mai. Derrière un air de confiance se cache un homme plutôt introverti, qui fera parfois penser à un jeune garçon par son caractère timide. Comme on peut le constater, Mai et Asagi ont des caractères particuliers pour des personnages tirés d’un Survival Game, ce qui nous fera demander à plusieurs reprises si ils ont leur place dans ce genre de titre.

Asagi

C’est d’ailleurs ce qui reflète en partie le problème de cette licence : on ne trouve pas la tension que l’on est censé trouver dans un Survival Game. Je ne sais pas si c’est voulu ou si c’est mal tourné, mais l’accent tragique que l’on trouve dans les titres du même genre est totalement absent : pas de mort douloureuse et atroce, pas de réelle tension lors des différentes phases de jeu, les joueurs n’ont pas d’intérêt (ou n’ont pas la possibilité) de se trahir les uns les autres… Bref, ça manque de punch sur ce plan-là. Le revers de la médaille, c’est que cet aspect peut justement être un atout pour celles et ceux n’étant pas spécialement fan de l’atrocité des autres Survival Game (bien qu’il est dur de voir les deux dissociés). Personnellement, n’étant pas un grand lecteur de Survival, j’ai trouvé Online the Comic agréable à lire, car même si l’histoire n’est pas des plus originales, ce côté léger fait qu’il se démarque à sa manière de ses concurrents.

Online the Comic est un titre à part dans les Survival Game, et le bilan se révèle mitigé, car les personnages ne sont pas très charismatiques et les mécaniques du jeu Nightmare sont relativement communes à d’autres Survival Games. Néanmoins, une fois en connaissance du gameplay, on appréciera plus facilement ce manga qui relève plus du divertissement que de l’angoisse.

 

Dessins et illustrations :

Les dessins sont travaillés dans l’ensemble. C’est un style léger qui nous est présenté ici, mais encore une fois, on ressent difficilement l’oppression et le stress qui sont censés se loger. J’ai vraiment eu du mal à accrocher au personnage d’Asagi, qui ne montre aucun charisme, même lorsqu’il fait preuve de détermination.

J’ai également trouvé les décors assez vides parfois, quelques détails auraient pu rendre les cases plus agréables à lire. Néanmoins, j’ai bien aimé la phase RPG qui était bien dessinée.

RPG

 

Edition :

Je chronique très peu de manga édités chez Delcourt-Tonkam, malgré tout je n’en pense pas spécialement du mal. Sur la grande quantité de mots que l’on trouve dans ce manga, la traduction est de qualité et ne présente pas de fautes. La présentation et l’impression du tome sont également soignées.


C’est un premier tome en demi-teinte pour Online the Comic. De bonnes idées et des dessins d’une qualité honorable, mais entachés par des pages lourdes de texte et des personnages peu (ou même pas) charismatiques. Les novices du genre peuvent y trouver leur compte, ce qui ne sera pas le cas des vétérans du Survival. Le premier tome est suffisant pour savoir si la série vous conviendra ou pas.

Voilà mon avis sur ce T.1 de Online the Comic les loulous, j’espère que cela vous a bien aiguillé. En tout cas, n’hésitez surtout pas à rendre visite à mes compagnons de Mangasuki en allant voir leur approche de cette série grâce aux liens situés au début de cet article, si jamais celui-ci n’a pas répondu à toutes vos interrogations.

De plus, je profite de cette fin d’article pour vous annoncer une baisse de rythme du blog ces prochaines semaines. En effet, les fêtes de fin d’année couplées au rush du boulot n’arrangeront pas nos affaires. Mais ne vous inquiétez pas, je ferai en sorte de vous préparer de bons articles pour le Lundi, Mercredi et le Vendredi.
Sur ce, je vous souhaite un excellent Week-End, et on se voit Lundi prochain. Portez-vous bien !

Riku-do T.6

Hellow there les loulous !

Comment allez-vous en ce Mercredi ? Les conditions météo sont loin d’être les plus clémentes, surtout hier, ce qui ne m’a pas facilité la tâche lorsque j’ai dû aller travailler (surtout que je fais beaucoup de route en général). La fin de semaine promet d’être un peu moins glaciale, chose que j’espère de tout cœur.

Bien, revenons-en au fait ! Aujourd’hui, on attaque une suite Seinen qui sort aujourd’hui : le tome 6 de Riku-do. Cela faisait longtemps qu’on n’en avait pas parlé, mais grâce à Kazé et Anita, on va pouvoir décortiquer la suite de ce manga passionnant ; alors, un gros merci à eux !
Nouveau tome, nouveau round : on retourne dans l’époustouflant combat opposant Riku et Kaede !

Riku-do T.6

Date de sortie : 13 Décembre 2017

Prix : 7,99€

Chronique des volumes précédents :

Riku-do T.1 Riku-do T.2 Riku-do T.3 Riku-do T.4 Riku-do T.5

Synopsis :

L’extraordinaire combat qui oppose les deux jeunes prodiges de la boxe atteint son apogée ! Face à un Riku à bout de forces, rien ne semble pouvoir empêcher le puissant Hyôdô d’accéder à la victoire. C’est alors que son douloureux passé refait surface, révélant une étonnante proximité avec celui de Riku…


Avis sur Riku-do T.6 :

A la fin du tome précédent, Matsubara-sensei s’est montré cruel en nous coupant au plein milieu du combat de Riku et de Kaede. On va enfin pouvoir avoir le fin mot de l’affrontement, et pourquoi pas d’autres choses toutes aussi intéressantes !

Illustration

 

Résumé :

Le round 3 bat son plein. Riku Azami et Kaede Hyôdô ont chacun été compté une fois, et le garçon aux cheveux d’argent est en difficulté, à cause de ses côtes fêlées. Kaede a l’avantage sur lui, mais il parvient à trouver une faille lui permettant de décocher une puissante frappe, envoyant son adversaire au tapis une deuxième fois. Malgré leur fatigue, les deux boxeurs accélèrent le rythme, et les coups pleuvent.

C’est alors que retentît une nouvelle fois la cloche, marquant la fin du troisième round. Après une minute semblant interminable, la quatrième et dernière partie du combat débute, et c’est plein de détermination que les deux sportifs s’échangent les coups. Pendant ce combat très éprouvant, Kaede ne peut s’empêcher de faire le rapprochement entre son combat actuel et ses débuts de boxeur, lorsque son père l’entraînait personnellement, bien que ce dernier fut très rude avec lui. Kaede serait-il en mesure de comprendre ce qu’a ressenti Riku par le passé ?

 

Scénario et personnages :

Je vais attaquer tout de suite par ce que j’ai pensé de ce tome : C’était une lecture passionnante malgré le manque de nouveautés. Dans ce genre de manga, j’aborde difficilement le terme « originalité », car une fois lancée, ce genre de licence se retrouve limité dans ses choix pour la suite de l’histoire. Je préfère dans ce cas parler de nouveautés ou d’innovation. Ici, c’est probablement le seul défaut de ce tome que j’arrive à soulever.

Justement, c’est dans cette faiblesse que l’on retrouve ce qui fait la puissance de ce tome : le combat entre Riku et Kaede. On en avait justement parlé dans la chronique du volume précédent, et c’était tout simplement haletant. Ici, le résultat est le même, on accroche jusqu’au bout ! Le rythme soutenu et les différentes techniques employées par nos deux prodiges nous tiennent en haleine, rendant le suspens insoutenable.

Pendant ce combat, des souvenirs de Kaede font d’ailleurs surface, nous permettant ainsi d’en savoir plus sur ce personnage que l’auteur a décidé d’approfondir depuis quelques tomes. On remarque d’ailleurs des similitudes avec ce qu’a subi Riku, mais le résultat diffère complètement. Si l’un a décidé de protéger son entourage pour les empêcher de connaître la peine qu’il a connu par le passé, l’autre transforme sa douleur en plaisir pour mieux encaisser. Quelque soit l’issue du combat, la mentalité des deux hommes va radicalement changer.

 

Akato Hyôdô

Ce volume est également l’occasion de mettre sur le devant de la scène un personnage que l’on connaissait sans l’avoir vu pour autant : Akito Hyôdô, le père de Kaede, qui n’est autre que l’ancien Champion du Monde des Poids Légers. On ne le voit que très peu ici, mais il fait immédiatement savoir qu’il va avoir un impact dans la carrière de Riku. En bien, ou en mal ? Seule la suite de l’histoire nous le dira. En tout cas, il faut s’attendre à le voir souvent.

Difficile de parler d’elle sans spoiler, mais Naeshiko s’apparente un peu à Akito : elle ne sera pas beaucoup là dans ce tome, mais ses apparitions et ses choix vont se montrer déterminants, et c’est une excellente chose car je trouve qu’elle manquait de poids jusqu’à maintenant.

Le tome 6 de Riku-do est un concentré d’action et saura mettre en valeur de façon notable Kaede et Naeshiko. De plus, après le combat opposant Riku et Kaede, on est en droit de se demander comment Matsubara-sensei va tenir le lecteur en haleine par la suite.

 

Dessins et illustrations :

Blablabla, c’est tape à l’œil, c’est détaillé, c’est beau, blablabla… Bon d’accord, j’abrège sans doute trop, mais je vais me répéter par rapport à ce qui a été dit quand je vous ai parlé du tome 5. Le combat rythmé entre Riku et Kaede est à nouveau au centre du tome, et la fluidité de l’affrontement n’est plus à prouver (comme les dessins de Matsubara-sensei en général en somme). Les différentes esquisses, aussi bien au cœur du ring que dans les gradins, permettent une immersion totale dans la lecture.

Riku vs Kaede

 

Edition :

Comme d’habitude, un grand travail de traduction a été entrepris par Kazé. Malgré la difficulté de compréhension que l’on peut rencontrer en raison du jargon employé dans le monde de la boxe (et qui pourrait freiner le lecteur lambda), on nous prend par la main pour ne pas se retrouver perdus devant tous ces mots qui pourraient se montrer  »barbares » lorsqu’on est un  »bleu » dans ce sport. La jaquette, l’impression et la facture du tome sont elles aussi à la hauteur des tomes précédents.


Mais jusqu’où montera Riku-do ? C’est une question à laquelle il est difficile de répondre actuellement en raison de la qualité proposée par l’auteur depuis le début de la série. Ce tome 6 est une réussite sur bien des plans, et je suis extrêmement curieux de connaître la suite.

Voilà ce que je pense de ce tome 6 de Riku-do les loulous, j’espère que cela vous aura plu. J’ai eu du mal à me lancer dans cette série au début, mais l’engouement que je montre pour ce manga est désormais une certitude depuis quelques volumes. Comment l’histoire va-t-elle donc se développer…?
Pour la chronique de Vendredi, ce sera la mensuelle Lecture Commune qui sera à l’honneur, car moi et mes compagnons de Mangasuki n’avions pas eu l’occasion de publier la rubrique plus tôt. J’en profiterai également pour parler plus en détail du programme de la semaine prochaine. Sur ce, portez-vous bien, et à Vendredi !